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ELIMINATOIRES CM 2014

Libye-Togo finalement à Tripoli ! (officiel)

La FIFA vient d’annoncer sur son site internet la délocalisation du match Libye-Togo de Benghazi à Tripoli comptant pour la 5e journée des préliminaires de la Coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014.

“En raison de la situation à Benghazi, le match entre la Libye et le Togo dans le cadre des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014 se déroulera le 14 juin au Tripoli Stadium de Tripoli, à 18h00 (heure locale)“, peut-on lire sur fifa.com.

Une décision qui ne calme pas les Togolais qui réclament purement et simplement la délocalisation du match dans un autre pays. “ Ils peuvent toujours dire que le Congo a joué à Tripoli et que ça s’est bien passé. Mais, quand on vécu le drame de 2010, on ne veut prendre aucun risque. J’espère que la FIFA et la CAF vont trouver une solution pour qu’on puisse jouer cette rencontre dans un climat sain”, a confié à RFI, le Nantais Serge Gakpé.

Samedi, des dizaines de manifestants, dont certains armés, ont tenté de déloger une brigade d’ex-rebelles de sa caserne, provoquant un affrontement entre les deux groupes.

Au moins 28 personnes ont été tuées et près de 60 autres blessées dans des affrontements entre une brigade d’ex-rebelles et des manifestants "anti-milices". "Nous avons recensé jusqu’ici 28 morts et près de 60 blessés", a indiqué un médecin de l’hôpital al-Jala à Benghazi. Un précédent bilan de l’hôpital faisait état de 11 morts et 30 blessés.

Selon un journaliste de l’AFP sur place, des dizaines de manifestants, dont certains armés, ont tenté samedi de déloger la brigade "Bouclier de Libye" de sa caserne, provoquant un affrontement entre les deux groupes. Les protestataires affirment vouloir déloger les "milices" armées de leur ville, appelant les forces régulières à prendre le relais.

La brigade "Bouclier de Libye", formée d’anciens rebelles ayant combattu le régime de Muammar Kadhafi en 2011, relève formellement du ministère de la Défense. Les autorités libyennes, qui peinent à former une armée et une police professionnelles, ont régulièrement recours à ces ex-rebelles pour sécuriser les frontières ou s’interposer dans des conflits tribaux.