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Les nouvelles réformes approuvées

Les membres de la FIFA ont adopté ce vendredi au cours du Congrès extraordinaire qui se tient à Zurich, les nouvelles réformes visant à améliorer la gouvernance au sein de la Fédération internationale comme le leur a recommandé Issa Hayatou, président par intérim de la FIFA depuis quelques jours.

« L’avenir de la FIFA est en jeu après une année de crise. Nous avons l’occasion de rectifier le tir ». Président par intérim de la FIFA, Issa Hayatou a exhorté les associations membres de la FIFA « à adopter ces réformes et à les mettre pleinement en œuvre pour la suite. »

Le président de la Confédération africaine a été entendu puisque la FIFA a adopté ce vendredi un volet de réforme visant à améliorer la gouvernance. Avec 179 voix pour et 22 contres, ces réformes ont été approuvées par 89% des membres. Selon Issa Hayatou, « cela créera un système de direction plus robuste et contribuera à restaurer la confiance dans notre organisation. »

Les principales réformes adoptées

- La limitation à trois mandats de quatre ans, soit douze ans au maximum, pour le président de la FIFA et tous les autres hauts responsables (membres du Conseil de la FIFA nouvellement créé, de la Commission d’audit et de conformité et des organes juridictionnels).

- La séparation des fonctions politiques et de management. D’un côté, le Conseil de la FIFA, remplaçant l’actuel Comité exécutif, sera chargé de définir la stratégie de la FIFA. De l’autre, le secrétariat général mettra en oeuvre les décisions du Conseil. Objectif : éviter les conflits d’intérêt.

- L’élection des membres du Conseil de la FIFA par les fédérations après des « contrôles d’intégrité poussés » de la part d’une Commission de contrôle, également créée pour l’occasion. Le nombre de membres du Conseil sera porté à 36 (contre 24 au Comité exécutif).

- La publication des revenus du président de la FIFA et tous les autres hauts responsables (membres du Conseil de la FIFA, de la Commission d’audit et de conformité et des organes juridictionnels). Réduction par ailleurs du nombre de commissions de 26 à 9, mais création d’une commission réunissant les partenaires (représentants des clubs, des joueurs, des ligues, etc...)

- Le renforcement de la présence des femmes dans la gouvernance, avec au moins une femme élue au Conseil par chaque confédération.