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Violences

Le Col Yark met en garde les fauteurs de troubles

Les ministres de la Sécurité et de la Protection Civile le Col. Yark Damehane et du Sport Angèle Amouzou-Djaké ont rencontré, le 1er Octobre 2013 à Lomé, les responsables de la fédération togolaise de football et les présidents des clubs et des ligues à la suite des cas de violences ces derniers mois sur les stades du Togo.

Pendant plus de deux heures d’échanges, les acteurs du football togolais ont mis en exergue les causes de ces violences. Parmi lesquels on peut citer : l’insuffisance de stade équipé de vestiaires ou de pelouses protégées par des grillages, des querelles interpersonnelles qui débouchent sur des règlements de compte, la présence de groupes de personnes « semeurs de troubles » dans certaines localités….

Des solutions dont la plupart sont des sanctions ont été proposées et seront étudiées par le gouvernement et les dirigeants du football pour être appliquées aux potentiels responsables de violences dans les stades. « Les présidents des clubs et les arbitres doivent faire leur travail avec conscience afin de rétablir l’esprit du fair-play au cours des matchs », a déclaré le Col. Yark Damehane.

Dimanche 22 septembre dernier, alors que le match entre Koroki et Gbikinti, comptant pour la 20e journée a pris fin sur un score de 0-0, des supporters du club local s’en sont pris aux joueurs, dirigeants, supporters du club visiteur et aux forces de l’ordre avec parfois des objets contondants. Certains sont repartis sur des civières parce que copieusement lynchés pendant que véhicules et équipements ont été saccagés.

Le bilan des dégâts fut plus lourd avec 17 personnes blessées dont 1 policier et 1 gendarme évacués au CHR de Sokodé, deux véhicules des forces de sécurité endommagés. « Il faut que ces actes de violence cessent. Le football est un sport fédérateur et doit être pratiqué comme tel. Nous n’allons plus tolérer ces actes sur nos stades. Les fauteurs répondront de leurs actes devant les tribunaux », a-t-il ajouté.

Déjà, sept supposés auteurs des actes de violence de Tchamba sont sous les verrous à Sokodé pendant que les enquêtes se poursuivent.